L'assemblée plénière

Le rôle de l'assemblée plénière

Le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) se réunit au moins deux fois par an en séance plénière, sur convocation de son président, dans les conditions prévues par son règlement intérieur, approuvé par arrêté du 27 avril 2017. Ces séances ou assemblées plénières ont pour vocation première d’adopter des recommandations visant à lutter contre l’insécurité routière.
Elles réunissent l’ensemble des membres du CNSR, elles permettent de débattre et d’approuver les travaux préparés par les instances qui composent le CNSR (commissions et bureau).
Au cours des séances plénières :

  1. les projets de recommandations élaborés par les commissions sont mis en débat après présentation par leur rapporteur,
  2. l’assemblée émet un vote sur chaque projet de recommandation,
  3. si le projet est adopté par l’assemblée, il devient alors une recommandation officielle du CNSR,
  4. ces recommandations officielles sont ensuite transmises au Gouvernement.

Dans le souci de garantir l’indépendance des positions du CNSR, les représentants de l’État qui siègent en assemblée plénière ne prennent pas part au vote. Toutefois, avant le vote, le Délégué interministériel à la sécurité routière exprime la position du Gouvernement.

*Les comptes-rendus de séance sont disponibles sur le site du CNSR.

Voir le schéma du processus d’élaboration d’une recommandation

Les derniers comptes rendus des séances plénières

La composition de l’assemblée plénière

Le CNSR est présidé par M. Yves GOASDOUE, nommé par décrets des 20 janvier 2017 et 28 septembre 2017. Le Conseil est composé d’une diversité d’acteurs de la sécurité routière, 67 membres au total :

  • 6 personnalités qualifiées en matière de sécurité routière, dont 2 au moins de nationalité étrangère,
  • un collège de 8 membres d’élus nationaux et locaux,
  • un collège de 3 représentants des gestionnaires de voirie,
  • un collège de 15 représentants des entreprises et institutions intéressées par la sécurité routière,
  • un collège de 19 représentants des associations agissant dans le domaine de la sécurité routière,
  • un collège de 4 représentants des professions médicales et du secours aux victimes.

Les membres du CNSR sont nommés pour une durée de 3 ans, ils ont été désignés par le décret du 20 janvier 2017. Dans certains collèges, des membres suppléants sont également nommés.
Siègent également au Conseil, 12 représentants de l’État issus des ministères et des délégations interministérielles concernés par la sécurité routière.
Le secrétariat du CNSR et le soutien de ses moyens sont assurés par la Délégation à la sécurité routière (DSR). Monsieur Pascal BOUNIOL, Haut fonctionnaire de la DSR en est le Secrétaire permanent.

Le bureau

Le rôle du bureau

Le bureau du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) est l’instance chargée d’orienter, de préparer et d’organiser les travaux du Conseil, notamment avant la tenue des plénières.
Le bureau veille à l’harmonisation des travaux conduits au sein des commissions de travail.
Il se réunit sur convocation du président, au moins 4 fois par an.

La composition du bureau

Le bureau se compose de 9 membres :

  • le président du CNSR : Yves GOASDOUE,
  • le délégué interministériel à la sécurité routière : Emmanuel BARBE,
  • les présidents des 4 commissions : Patrick JACQUOT, Gérard ACOURT, Anne GUILLAUME et Phillipe LAUWICK,
  • 2 personnes choisies parmi les membres du CNSR : Anne LAVAUD et Florence GILBERT,
  • le président du comité des experts, Emmanuel LAGARDE, qui est membre de droit du bureau.

Pour en savoir plus :

Les commissions

Le rôle des commissions

Les commissions de travail sont organisées par thématique. Leur rôle consiste à décliner sur la durée du mandat, les orientations des instances dirigeantes (président et bureau). À cet effet, chaque président de commission reçoit une lettre de mission, véritable feuille de route, adressée par le président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR). C’est au sein de ces commissions que sont élaborés les projets de recommandations qui ont vocation à être présentés aux séances plénières.

Leur composition

Chaque commission est composée de membres du CNSR (titulaires et suppléants) qui s’inscrivent en fonction de leurs intérêts. En pratique, chaque commission regroupe entre 20 et 30 membres.
Chacune est présidée par un membre du CNSR, qui est assisté d’un vice-président, tous deux nommés sur proposition du Président.
Le secrétariat de chaque commission est assuré par un cadre de la Délégation à la sécurité routière (DSR).

 

 

Au titre du présent mandat (2017-2020), 4 commissions de travail ont été constituées :

  • la commission des Usagers vulnérables

Les enjeux

Les usagers vulnérables sont définis par le fait qu’ils ne sont pas protégés au sein d’un habitacle (piétons, cyclistes, cyclomotoristes et motocyclistes). Ils sont par ailleurs moins visibles en circulation. Ils représentent 42 % de la mortalité et 70 % des blessés graves (M.AIS 3+).

Les piétons représentent 16% de la mortalité routière, soit 559 personnes tuées dans un accident de la route en 2016. La mortalité piétonne a fortement augmenté entre 2015 et 2016 (91 piétons tués supplémentaires, soit + 19,4 %), principalement pour les hommes (63 hommes décédés en plus) et pour les 75 ans et plus (52 personnes tuées en plus). La moitié des piétons décédés a plus de 65 ans. Deux tiers des piétons tués le sont en agglomération.

En 2016, 162 cyclistes ont été tués, ce qui représente 5% de la mortalité routière. Mais ils représentent 14% des blessés graves M.AIS 3+ (estimation Ifsttar sur l’année 2012). La majorité de leurs accidents corporels sont des accidents sans tiers, des chutes en tentant d’éviter un piéton, un véhicule, un obstacle sur la chaussée ou par manque de maîtrise du vélo. 69 % des cyclistes tués en 2016 ont plus de 50 ans et 41 % plus de 65 ans. Les agglomérations concentrent 84 % des accidents impliquant un cycliste, 48 % de leur mortalité et 69 % des blessés hospitalisés. La gravité hors agglomération (19 cyclistes tués pour 100 cyclistes BH) est deux fois plus élevée que celle en agglomération (8 cyclistes tués pour 100 cyclistes BH).

En 2016, les deux-roues motorisés (cyclomotoristes et motocyclistes) représentent un quart de la mortalité routière, mais moins de 2 % du trafic motorisé. Les usagers de deux-roues motorisés forment 43 % des blessés graves M.AIS 3+ (définition européenne), selon une estimation de l’Ifsttar. Le nombre de cyclomotoristes décédés (121 en 2016) a baissé de – 51 % entre 2010 et 2016. La mortalité motocycliste (613 motocyclistes décédés en 2016) est liée très majoritairement (87 %) à des engins de plus de 125 cm3. Entre 2012 et 2016, la mortalité évolue de façon contrastée selon la catégorie. Elle baisse de – 27 % pour les engins de moins de 125 cm3 (- 31 décès pour les scooters, et stable pour les motos), mais de – 4 % seulement pour les engins de plus de 125 cm3 (- 20 décès, dont – 30 pour les motos et + 10 pour les scooters). La mortalité motocycliste présente une saisonnalité marquée, leur mortalité moyenne en été (juin à août) est trois fois plus forte qu’en hiver (décembre à février), en lien avec les sorties à la belle saison.

En 2016, 204 enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans ont été tués. Parmi eux, 96 avaient moins de 14 ans et 108 entre 14 et 17 ans. 29 % des 0-17 ans décédés ou blessés hospitalisés sont des piétons, 27 % sont des cyclomotoristes (dont 85 % de garçons) et 27 % sont des usagers de véhicules de tourisme. Les accidents chez les piétons âgés de 10 à 15 ans se produisent principalement sur le trajet domicile-école, en grande majorité le jour, avec un pic le mercredi.

Les seniors (personnes de 65 ans et plus) représentent en 2016 25 % de la mortalité routière pour 19 % de la population. Ramenés à leur part dans la population, les seniors sont surreprésentés dans la mortalité piétonne : 52 % des piétons tués sont âgés de plus de 65 ans, pour une part dans la population de 19 %. Plus particulièrement, les plus de 75 ans représentent 40 % de la mortalité piétonne, pour une part dans la population de 9 %.

(Source Bilan ONISR 2016).

Son cadre d'intervention

Au regard de cette situation, la commission des Usagers vulnérables a pour mission de traiter les risques auxquels sont exposés les usagers de la route qui ne sont pas dotés d’une carrosserie assez solide pour diminuer l’effet de choc avec un autre véhicule ou un élément de l’environnement, à savoir: les piétons, les cyclistes, les utilisateurs d’engins de déplacement personnels EDP (trottinette, roller, segway…), les conducteurs et passagers de véhicules 2 et 3 roues motorisés.

Les axes de réflexion de la commission sont les suivants :

  • le partage de l’espace public,
  • la détectabilité et les équipements de protection,
  • les transports d’enfants.

La lettre de mission du président détaille ces différents points.

 

Sa présidence

La commission des Usagers vulnérables est présidée par Patrick JACQUOT, président d’Attitude prévention, Fédération française de l’assurance, assisté de son vice-président, Olivier SCHNEIDER, président de la Fédération française des usagers de la bicyclette.

Le secrétariat est assuré par Pascal DUNIKOWSKI.

  • la commission de l’Éducation routière et du risque routier professionnel

Les enjeux

Cette commission centre ses travaux sur le système d’apprentissage à la conduite, et plus largement l’éducation routière, tout au long de la vie. En 2016, 9 492 accidents corporels ont impliqué un enfant (0-13 ans) ou un adolescent (14-17 ans) : 96 enfants et 108 adolescents ont été tués. 47 % des enfants tués et blessés étaient des piétons et 46 % des adolescents tués et blessés étaient des cyclomotoristes.

La mortalité routière est la première cause de mortalité chez les jeunes adultes (18-24 ans) avec un risque d’être tué ramené à la population deux fois plus important que pour les autres classes d’âge. Alors qu’ils représentaient 8 % de la population, la part des jeunes adultes (18-24 ans) s’élevait à 17 % de la mortalité routière en 2016, avec 597 personnes tuées. La mortalité routière concerne beaucoup plus les hommes que les femmes : 84 % des conducteurs tués, 71 % des passagers tués et 73 % des piétons tués sont des hommes. Les 18-24 ans se tuent pour les deux tiers en voiture et pour un sur cinq en deux-roues motorisés, le plus souvent la nuit et en fin de semaine. 58 % des conducteurs novices tués (conducteurs dont l’ancienneté du permis de conduire est inférieure à 2 ans) ont entre 18 et 24 ans.

Les accidents liés au travail, comprenant les trajets domicile-travail et les trajets de missions professionnelles, demeurent la première cause des accidents mortels du travail. En 2016, 463 personnes ont été tuées lors d’un déplacement lié au travail, soit 17 % des personnes tuées pour lesquelles le motif de déplacement est renseigné. Dans 38 % des accidents, au moins un des usagers effectue un trajet domicile-travail ou un trajet professionnel. Il est donc important de développer la prévention des risques routiers professionnels. C’est également une voie intéressante pour assurer une formation continue tout au long de la vie.

(Source Bilan ONISR 2016).

Son cadre d'intervention

Au regard de cette situation, la commission travaille sur une approche globale de perfectionnement et de sensibilisation des différentes catégories d’usagers par la mise en place d’actions préventives et curatives, afin de réduire l’accidentalité routière. Elle cible les jeunes, sur la formation initiale et sur les questions de formation continue, mais également les professionnels, sur la définition d’une stratégie pour endiguer les risques routiers professionnels.

Les axes de réflexion de la commission sont les suivants :

  • l’éducation routière,
  • la formation ciblée sur les professionnels,
  • la lutte contre le risque routier professionnel.

La lettre de mission du président détaille ces différents points.

Sa présidence

La commission de l’Éducation routière et du risque routier professionnel est présidée par Gérard ACOURT, président de l’International federation of safety networks (Fédération internationale des réseaux de sécurité), réseaux de l’École de conduite française, assisté de son vice-président, Patrick BESSONE, président de la branche éducation routière au Conseil national des professions de l’automobile.

Le secrétariat est assuré par Stéphane MUNCH.

  • la commission des Véhicules, des technologies innovantes et des infrastructures

Les enjeux

Les missions de la « commission Véhicules, Technologies innovantes, Infrastructures » portent tant sur l’impact et les limites des évolutions technologiques sur la sécurité routière ou les enjeux liés à l’avancée du véhicule autonome que sur les questions relatives aux infrastructures routières. Certaines technologies peuvent être intégrées aux véhicules pour améliorer la sécurité routière comme l’Enregistreur de Données de la Route pour une meilleure compréhension des mécanismes d’accidents et le limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée (LAVIA). D’autres agissent comme des distracteurs (téléphone ou smartphone). Les avantages et inconvénients du développement d’outils technologiques embarqués, certains identifiés comme des aides à la conduite, sont soumis à  l’appréciation de la commission. Celle-ci est en charge de la veille prospective sur ces sujets.

Téléphoner avec ou sans kit mains libres entre en concurrence avec les activités de conduite, perturbe les capacités attentionnelles et dégrade les performances de conduite. Selon l’expertise collective Ifsttar-Inserm publiée en 2011, une communication téléphonique multiplie par 3 le risque d’accident matériel ou corporel et près d’un accident corporel de la route sur dix serait lié à l’utilisation du téléphone en conduisant.

Concernant la sécurité des infrastructures, un point d’attention concerne les accidents contre obstacles. 45% des automobilistes décédés le sont alors que leur véhicule, à la suite d’une perte de contrôle, a heurté un obstacle. Ils forment près des 2/3 des personnes tuées dans ces circonstances. Ceci concerne également 35% des décès de motocyclistes, soit 18% des personnes tuées en accident contre obstacle.

(Source Bilan ONISR 2016).

Son cadre d'intervention

Au regard de cette situation, la commission travaille de manière prospective sur les évolutions technologiques centrées sur les équipements de sécurité des véhicules et plus particulièrement sur les problématiques liées à l’émergence des véhicules intelligents et autonomes, mais également sur les infrastructures routières. À ce titre, elle traite des aménagements favorisant le partage sécurisé de la route, qui prennent en compte les vitesses et le développement des modes alternatifs de déplacement.

Les axes de réflexion de la commission sont les suivants :

  • les apports des nouvelles technologies à la sécurité routière,
  • les enjeux liés à l’avancée du véhicule autonome,
  • les problématiques actuelles des infrastructures,
  • les infrastructures en devenir.

La lettre de mission du président détaille ces différents points.

Sa présidence

La commission des Véhicules des technologies innovantes et des infrastructures est présidée par Anne GUILLAUME, directrice du Laboratoire d’accidentologie et de biomécanique, assistée de sa vice-présidente, France WOLF, coordinatrice au bureau national de la Fédération française des motards en colère.

Le secrétariat est assuré par Marie BOURSIER.

  • la commission de la Santé et des déplacements sur la route

Les enjeux

Selon les premières remontées des forces de l’ordre, l’alcool est la cause principale dans au moins un accident mortel sur 6. En 2016, 819 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur alcoolisé (- 5,4% entre 2015 et 2016) et représentent 29% des personnes tuées dans les accidents dont l’alcoolémie est connue. 488 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiants et représentent 22% des personnes tuées dans les accidents mortels au résultat de test connu. Parmi les 452 conducteurs positifs aux stupéfiants impliqués dans un accident mortel en 2016, la moitié présente également un taux d’alcool supérieur à 0,5 g/l.

Les facteurs liés à la santé peuvent impacter la capacité de conduire (capacités cognitives et motrices). Selon les travaux de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), la prise de benzodiazépines ou d’antidépresseurs, largement consommés en France, peut entraîner une augmentation du risque d’être responsable d’un accident de la route.
Selon une étude réalisée à partir de l’analyse détaillée d’accidents corporels, la perte de vigilance, causée par la fatigue, le temps, la complexité de la conduite, ou encore le caractère monotone du trajet, est présent dans 12 % des accidents.

Les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite constituent des enjeux émergents de sécurité routière, afin d’assurer à la fois leur accessibilité, essentielle pour être autonome et mener une vie sociale, et la sécurité de leurs déplacements. Les seniors (personnes de 65 ans et plus), dont la population et la mobilité augmentent, représentent en 2016 25% de la mortalité routière pour 19% de la population, et 1 piéton tué sur 2.

(Source Bilan ONISR 2016).

Son cadre d'intervention

Au regard de cette situation, la commission travaille sur les interactions entre l’usage de la route, l’état de santé et les comportements des usagers. Dans cette optique, la commission réfléchit à des mesures en faveur de la réduction de la mortalité due aux addictions et aux troubles de la vigilance, mais également aux enjeux liés au vieillissement de la population, aux déplacements des personnes à mobilité réduite, ainsi qu’à la prise en charge, aux secours et aux soins aux victimes.

Les axes de réflexion de la commission sont les suivants :

  • le vieillissement de la population,
  • l’état de santé et les altérations du comportement,
  • les secours aux victimes.

La lettre de mission du président détaille ces différents points.

Sa présidence

La commission de la Santé et des déplacements sur la route est présidée par Philippe LAUWICK, président de l’Automobile club médical de France, assisté de sa vice-présidente, Céline KASTNER, directrice des politiques publiques de l’Automobile club association.

Le secrétariat est assuré par Annie COULON.

Les commissions peuvent recourir à l’appui scientifique et technique du comité des experts.

 

Le comité des experts

Le rôle du Comité des experts

Le comité des experts assiste et éclaire les travaux du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).
À ce titre et dans le domaine de la sécurité routière :

  • il émet des avis scientifiques et techniques sur les mesures ou recommandations envisagées ;
  • il dresse un état des connaissances, notamment dans le cadre des rapports thématiques qu’il élabore
  • il émet des pistes d’actions scientifiquement étayées au regard des problématiques soulevées ;
  • il assure une veille prospective sur l’apport des nouvelles technologies.

Ses membres apportent leur expertise aux travaux des commissions et participent, avec voix consultative, aux débats du conseil.
Le comité des experts est saisi par le Président du CNSR ou par le Délégué interministériel à la sécurité routière.

La composition du Comité des experts

Le comité des experts se compose de 15 membres (président et vice-présidents inclus) nommés pour une durée de 3 ans. Ils exercent leur mandat en toute indépendance. L’arrêté du 28 novembre 2016 fixe les conditions de nomination des experts et les modalités de fonctionnement de l’instance.
A l’issue d’un appel à candidatures lancé au sein de la communauté scientifique et technique puis d’une sélection par jury, les membres du comité des experts pour la mandature 2017-2020 ont été désignés début 2017 (arrêtés des 20 janvier 2017 et 27 mars 2017).

Le Comité des experts est présidé par Emmanuel LAGARDE, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, qui est par ailleurs membre de droit du bureau du CNSR (cf. article 7 décret du 28 novembre 2016.)

Il est assisté dans cette fonction par deux vice-présidents, Marie-Axelle GRANIE et Jean-Pascal ASSAILLY, respectivement directrice de recherche et chercheur à l’Institut français des sciences et technologies, des transports, de l’aménagement et des réseaux, nommés par arrêté du 21 mars 2017.

Les autres membres du comité sont :

Dominique BOUTON

Bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestres.

Ingénieur en chef des Travaux Publics de l’Etat, Enquêteur routier au Bureau Enquête Accident – Transport Terrestre, Dominique BOUTON a assuré des fonctions d’expertise technique et de management au sein de la Direction Départementale de l’Equipement en région parisienne. Il possède une expertise en gestion des réseaux et des infrastructures.

Anne-Claire D’APOLITO

Assistance publique- Hôpitaux de Paris.

Médecin spécialiste en médecine du travail, Praticien Hospitalier, Coordinateur de l’unité d’insertion socio-professionnelle Comète France de l’hôpital de Garches, Anne-Claire D’APOLITO coordonne une consultation pluridisciplinaire d’évaluation des capacités de conduite automobile. Elle possède également une expertise dans le domaine de la médecine de rééducation.

Thierry FASSENOT

Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés.

Ingénieur conseil national à la direction des risques professionnels de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés, en charge du dossier risque routier, Thierry FASSENOT développe depuis 2000 les actions menées en faveur des entreprises sur le thème de la prévention du risque routier. Il anime et pilote les actions d’ingénierie de prévention dans le domaine des déplacements en mission et de déplacement domicile-travail.

Sandrine GAYMARD

Université d’Angers.

Psychologue, Professeur de psychologie sociale à l’Université d’Angers, Sandrine GAYMARD conduit des recherches sur la thématique des représentations sociales et de la conditionnalité de la règle auprès des usagers de la route (conducteurs et usagers vulnérables) au sein du Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (LPPL, EA 4638). Elle a monté et dirige une formation complète (DU et Master) en psychologie du trafic.

Benoît HIRON

Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement.

Ingénieur dans le domaine du management et de l’économie des transports, Ingénieur en chef des Ponts des Eaux et Forêts, Responsable du groupe sécurité des usagers et des déplacements du CEREMA, Benoît HIRON assure des missions d’expertise, de management et d’appui dans le domaine de la sécurité des déplacements, de l’intermodalité, des aménagements urbains et interurbains, du partage de la voirie, des 2RM et des modes actifs.

Sylviane LAFONT

Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux.

Épidémiologiste, chargée de recherche à l’IFSTTAR au sein d’une unité (Umrestte) qui travaille sur le risque routier évalué en particulier à partir du Registre du Rhône des victimes d’accident, Sylviane LAFONT a consacré une grande partie de ses recherches à la question de l’aptitude à la conduite et au vieillissement.

Jean-Pascal ASSAILLY

Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux.

Psychologue, Chercheur à l’IFSTTAR, Jean-Pascal ASSAILLY est expert dans les domaines de l’éducation routière, de la formation, de la prévention, en particulier chez les jeunes, et de la réhabilitation des conducteurs. Il travaille sur les facteurs culturels de l’insécurité routière dans les pays en développement. Il est l’auteur de nombreux travaux et ouvrages sur la psychologie du risque.

Marie-Axelle GRANIE

Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux.

Docteur en Psychologie, Directrice de Recherche à l’IFSTTAR, Marie-Axelle GRANIE travaille dans le domaine de la psychologie sociale du développement, essentiellement sur la question de la construction du rapport aux règles et au risque chez les usagers de l’espace routier et la question de l’âge et du genre.

Le secrétariat du comité est assuré par Mélanie D’AURIA.

Les rapports et avis du comité des experts sont rendus publics et consultables sur le site du CNSR.

Marine MILLOT

Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement.

Ingénieure transport et urbanisme, Ingénieure Divisionnaire des Travaux Publics de l’Etat, Chef du service Aménagement des Réseaux et Transports Urbains et responsable du Pôle de compétence Interface Transports Collectifs et Voirie au Cerema Méditerranée du CEREMA Méditerranée, Marine MILLOT possède une large expérience de la sécurité et de l’organisation des déplacements urbains, ainsi que de l’aménagement de la voirie urbaine.

Manuelle SALATHE

Observatoire national interministériel de sécurité routière.

Ingénieure en Chef des Ponts, des Eaux et Forêts, Secrétaire Générale de l’Observatoire national interministériel de sécurité routière depuis 2012, Manuelle SALATHE possède une large expertise de terrain dans le domaine de la construction, l’entretien, l’exploitation et l’amélioration des réseaux routiers. Elle a exercé des fonctions de direction, maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et expertise en France et au Royaume-Uni.

Marie-Laure SEUX

Assistance publique- Hôpitaux de Paris.

Médecin Gérontologue, Praticien Hospitalier à l’hôpital Broca, Marie-Laure SEUX a une longue expérience des consultations d’évaluation et de suivi des patients âgées. Elle coordonne et a coordonné de nombreux projets de recherche dans le domaine des pathologies liées au vieillissement, ainsi que sur des thématiques liées à la mobilité des personnes âgées.

Nicolas SIMON

Centre hospitalier universitaire de Marseille.

Médecin spécialisé en addictologie et pharmacologie, Professeur de Université et Praticien hospitalier à l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, Nicolas SIMON apporte au comité son expertise dans le domaine des consommations de stupéfiants, d’alcool et de médicaments psychotropes.

Hélène TATTEGRAIN

Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux.

Docteur en informatique, option intelligence artificielle, Chargée de Recherche à l’IFSTTAR, Directrice du Laboratoire d’Ergonomie et de Sciences Cognitives pour les Transports, Hélène TATTEGRAIN est un chercheur en modélisation de l’activité de conduite, de la conception centrée sur les besoins des usagers de système d’assistance à la conduite ainsi que du véhicule autonome.

Eric VIOLETTE

Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement.

Ingénieur en automatisme industriel, Chargé de Mission sécurité routière au CEREMA Normandie-centre, Eric VIOLETTE coordonne des études et travaux sur l’analyse du trafic, l’observation et l’analyse des interactions du système véhicule/infrastructure/conducteur (voiture et 2RM), l’expérimentation et l’évaluation d’aménagements de sécurité pour les routes interurbaines.

Emmanuel LAGARDE

Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Épidémiologiste, spécialiste de santé publique, Emmanuel LAGARDE est Directeur de Recherche à l’INSERM au centre du Bordeaux Population Health Research Center de Bordeaux. Il coordonne des travaux sur les thématiques liées à la santé : impact de la consommation de médicaments, incapacités de conduite, prise en charge des blessés. Il préside le comité.